Catrin Andersson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’artiste suédoise Catrin Andersson (née en 1974) utilise divers médias tels le son, la photographie, l’installation, la vidéo et le dessin. Ses sons proviennent de phénomènes naturels, comme celui d’un iceberg qui se fissure. Elle collabore alors souvent avec des scientifiques, afin de faire entendre aux oreilles humaines ce qui leur serait resté inaudible autrement.

OUT THERE (IN THIS WORLD), 2010

Cette installation sonore et photographique fait écho à l’usage d’un radar scientifique par un centre de recherche spatiale installé au Svalbard, un archipel situé très au Nord de la Norvège. En novembre 2008, l’artiste y a fait des enregistrements sonores. Le silence est très présent, mais en raison de fortes radiations électromagnétiques émises par les installations, les sons enregistrés palpitent d’interférences qui varient en force. Le montage évoque un son atmosphérique, comme un orchestre tentant de se mettre au la. La série de 30 photos, prise au Svalbard en février 2010, dévoile une couche de glace épaisse qui recouvre le sol, par strates superposées dans lesquelles des bulles d’air, ainsi que du carbone, noir, sont emprisonnés.

Beyond the Horizon (STATE), 2010

Les photographies de cette série proposent d’explorer l’influence sur l’esprit humain de la nuit totale (telle qu’on peut en faire l’expérience pendant 4 mois au Svalbard), des espaces fermés et des habitats artificiels comme dans l’espace ou sous la mer. Il y a des chances que la nuit polaire participe au syndrome solipsiste. Le comportement se caractérise par un détachement de la réalité – un état d’esprit dans lequel la personne commence à croire que toute réalité est interne, tandis que le souvenir de l’univers perçu devient irréel ou n’existe qu’à l’état de rêve.

www.catrinandersson.nu